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San Gregorio Armeno : la rue des crèches, qui n’est pas Spaccanapoli

San Gregorio Armeno
En bref : via San Gregorio Armeno est une traverse. Elle coupe perpendiculairement et relie via dei Tribunali, le decumanus majeur, à Spaccanapoli, le decumanus inférieur. Elle fait quelques centaines de mètres et est remplie d’ateliers de crèches qui travaillent toute l’année, avec la haute saison du début novembre au 6 janvier. L’église dont elle tire son nom fut fondée vers 930 sur un temple dédié à Cérès et dédiée à san Gregorio Armeno seulement en 1205.
Qu’est-ce que c’estUne traverse, pas un decumanus
Ce qu’elle relieVia dei Tribunali et Spaccanapoli
TracéEn montée, vers les Tribunali
Ateliers ouvertsToute l’année
Haute saisonNovembre – 6 janvier
L’égliseFondée vers 930

Pourquoi ce n’est pas Spaccanapoli

Parce qu’elle est perpendiculaire. Spaccanapoli va d’ouest en est ; San Gregorio Armeno monte de Spaccanapoli vers via dei Tribunali, et on la parcourt entièrement en quelques minutes. C’est la confusion la plus répandue que j’entends : des gens arrivent, photographient les santons, rentrent chez eux et racontent avoir marché sur Spaccanapoli. Ils ont marché sur une de ses traverses. La géométrie des trois rues parallèles et des traverses, je l’explique dans pourquoi elle s’appelle Spaccanapoli.

L’église et le clocher qui enjambe la rue

L’église fut fondée vers 930 sur un temple dédié à Cérès, et prit le nom de san Gregorio Armeno seulement en 1205. Ce que l’on remarque tout de suite en marchant, c’est le clocher : il enjambe la rue comme un pont et relie les deux couvents de part et d’autre. C’est l’endroit où tout le monde lève son téléphone, et c’est aussi l’endroit où la rue se bloque, parce qu’on s’arrête tous sur le même mètre carré.

Les crèches ne sont pas une affaire de décembre

Les ateliers sont des ateliers artisanaux et travaillent douze mois par an. En mars ou en juin, la rue est la même, avec la même marchandise et sans la foule : on voit les santons en cours de fabrication, la terre cuite encore brute, les établis d’outils. De novembre au 6 janvier, tout change : on marche épaule contre épaule et à certaines heures, on avance d’un pas à la fois. Ceux qui viennent pour les artisans et non pour l’ambiance de Noël feraient mieux de venir hors saison.

Quand y aller

Toujours tôt le matin. En saison, si possible un jour de semaine. En plein décembre, le pire créneau est l’après-midi du week-end, quand arrivent aussi les Napolitains qui viennent acheter un nouveau santon. Hors saison, l’horaire compte moins, mais les ateliers ont les rythmes d’un atelier, pas d’un magasin. Le calendrier complet est dans quand y aller.

Ce qui fonctionne

  • Artisanat véritable, pas seulement des souvenirs : on voit les pièces en cours de fabrication
  • Elle est courte et s’intègre dans n’importe quel circuit du centre ancien
  • Le clocher en pont et l’église valent le détour
  • Ouverte et vivante toute l’année

À savoir

  • De novembre au 6 janvier, on avance difficilement
  • Dans le passage étroit, les scooters passent quand même
  • Les figurines de personnages célèbres occupent les meilleurs étals
  • Ce n’est pas Spaccanapoli : à elle seule, elle ne suffit pas pour dire avoir vu le decumanus

Ce qu’on achète vraiment

Dans les ateliers coexistent deux mondes. L’un est celui des santons et des accessoires de crèche faits main : terre cuite, tissu, fer, des pièces qu’on achète une à une et qu’on ajoute au fil des ans. L’autre est celui des figurines des personnages célèbres du moment, qui occupent les vitrines les plus visibles parce que c’est ce que les gens photographient. Si le premier monde t’intéresse, entre et demande : presque tous les étals ont un atelier derrière, et la différence entre une pièce modelée et une pièce moulée, on te l’explique volontiers. C’est la même raison pour laquelle ça vaut le coup d’y venir hors saison, quand on a le temps de parler.

Comment se comporter dans les ateliers

On demande avant de photographier. Cela semble évident et ça ne l’est pas : beaucoup entrent avec le téléphone déjà allumé et filment l’artisan à l’établi comme s’il s’agissait d’un diorama. Il suffit d’un mot et presque toujours la réponse est oui, souvent accompagnée d’une explication qui vaut plus que la photographie. Dans les petits ateliers, on entre à quelques-uns à la fois, parce que l’espace est ce qu’il est. Et si tu achètes, ne marchande pas comme au marché : ici, devant toi, il y a presque toujours la personne qui a fabriqué la pièce, et le travail sur la terre cuite se voit à l’œil nu. Les deux ou trois bonnes questions valent plus que n’importe quelle négociation.

Comment l’intégrer dans le reste de la promenade

Elle se trouve exactement au milieu du parcours classique, donc on la prend au passage : du decumanus, on monte, on arrive à piazza San Gaetano et à via dei Tribunali, et de là on peut continuer vers le Duomo ou redescendre. Presque tous les circuits guidés du centre ancien l’incluent avec une halte d’une vingtaine de minutes. Les étapes de chacun sont dans tous les tours, et le reste des choses à voir sur le decumanus dans que voir. La faire seule, sans le decumanus et sans via dei Tribunali, c’est le moyen le plus rapide de rentrer chez soi en n’ayant vu qu’un dixième du centre ancien.

Conseil de ceux qui y vivent

Si tu y vas en décembre avec des enfants, entre par via dei Tribunali et descends : on va dans le même sens que le flux et on se fatigue moins. Les autres conseils sont dans Spaccanapoli avec les enfants.

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Questions fréquentes

San Gregorio Armeno et Spaccanapoli sont-ils la même chose ?

Non. San Gregorio Armeno est une traverse perpendiculaire qui relie via dei Tribunali à Spaccanapoli. Le decumanus inférieur est une autre rue, droite et plate : ses extrémités sont dans où elle commence et où elle finit.

Pourquoi San Gregorio Armeno est-elle célèbre ?

Pour ses ateliers de crèches, ouverts toute l’année, et pour le clocher de l’église qui enjambe la rue comme un pont entre les deux couvents. L’église fut fondée vers 930 et dédiée à san Gregorio Armeno en 1205.

Quand aller à San Gregorio Armeno ?

Tôt le matin, et si possible un jour de semaine. De novembre au 6 janvier, on marche épaule contre épaule ; hors saison, les ateliers travaillent quand même et on voit beaucoup plus. Les détails sont dans quand y aller.

Combien de temps faut-il pour la parcourir ?

Dix minutes à marcher, une demi-heure si tu t’arrêtes pour regarder les ateliers, beaucoup plus en décembre. Dans les circuits guidés, la halte est généralement d’une vingtaine de minutes.

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